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La pensée libérale - Galerie des grands textes libéraux

Le projet ici développé a un caractère inédit dans l’univers des centres de recherche libéraux francophones en ligne. Il s’agit de rendre accessible des résumés de grands textes de la tradition libérale. Ces comptes rendus visent à donner un aperçu de la richesse insoupçonnée de la pensée libérale. Le but ici poursuivi est de familiariser ceux qui le désirent à la pensée, parfois complexes, de grands auteurs libéraux, parfois difficilement accessibles à première vue mais dont peu d’intellectuels, jusqu’à présent, se sont soucié de vulgariser l’enseignement.

 

Etudiants, chercheurs, intellectuels, medias, hommes politiques, citoyens, autant de destinataires potentiels de ces comptes rendus.

 

Le travail proprement dit consiste ici en une présentation objective et exhaustive de la thèse de l’auteur. Cela prend la forme d’un document qui restitue le raisonnement et les principaux arguments développés dans le texte en question.

 

On s’attache ici à faire preuve de la plus grande neutralité axiologique possible. Ce document, affranchi de toute considération partisane ou idéologique, sert tout à la fois à introduire, synthétiser et restituer la conception de l’auteur dans toute sa force et son originalité.

 

Ce travail tente d’aller à l’essentiel, ce qui implique qu’on s’attarde ici au minimum sur les illustrations, développements annexes, considérations secondaires que l’auteur apporte dans le texte. Les points forts de chaque chapitre sont repris sans néanmoins viser à une restitution intégrale du propos. Il s’agit plutôt d’inscrire le déroulement de chaque chapitre dans l’itinéraire d’une démonstration à l’œuvre dans le texte. Au besoin, on s’efforce de dégager cette dernière si elle n’apparaît pas clairement.

 

 

« (…) un Etat qui rapetisse les hommes pour en faire des instruments dociles entre ses mains, même en vue de bienfaits, un tel Etat s’apercevra qu’avec des petits hommes, rien de grand ne saurait s’accomplir, et que la perfection de la machine à laquelle il a tout sacrifié n’aboutit finalement à rien, faute de cette puissance vitale qu’il lui a plu de proscrire pour faciliter le jeu de la machine ».

De la liberté (John Stuart MILL)

 

 

F.A. von HAYEKLa civilisation dépend d’un progrès continu”. Le progrès constitue la dynamique, la force motrice du capitalisme. L’Occident joue ici un rôle pionnier. Le succès de notre civilisation et les résultats matériels qu’elle génère créent un climat d’émulation très fécond dans le reste de l’humanité, suscitant aussi convoitise et jalousie. Il est dès lors impératif de diffuser nos techniques et modes de production dans le Tiers-monde. Faute de répondre à ces aspirations, ces grandes espérances, nous dit Hayek, seront déçues. Ce qui ne manquera pas de conduire à de graves tensions internationales. Dès lors, la paix dans le monde et, par ricochet, l’existence même de notre civilisation, risque d’être gravement compromise.

Constitution de la liberté (Friedrich August von HAYEK)

 

 

Dans ce substantiel résumé du premier volume de la monumentale trilogie du grand maître autrichien, on trouvera les concepts fondateurs de la vision libérale de l'homme, de la société et de l'économie. Impossible de concevoir le libéralisme sans l'Etat, sans le droit et sans des institutions adéquates régulant la myriade de normes d'origine coutumière en constante évolution. "Le droit préexiste à la législation". Contrairement à une idée répandue, le libéralisme n'est pas hostile à la législation. Il se méfie juste des normes qui n'ont pas été adoptées spontanément par les hommes, qui n'ont pas été validées par l'expérience avant de se voir officialisées par le sceau de la loi.

Droit, Législation et Liberté (volume I): Règles et Ordres (Friedrich August von HAYEK)

 

Dans ce volume, il est principalement question de «justice sociale». Hayek entreprend de démontrer une thèse audacieuse: cette notion serait autocontradictoire. S’il s’agissait uniquement d’une croyance inoffensive, il faudrait - très libéralement - la respecter afin de ne pas blesser inutilement les personnes qui la partagent. Mais le problème est qu’elle est constamment brandie pour mener des politiques extrêmement dommageables.

Hayek est évidemment conscient qu’affirmer que le concept de «justice sociale» est illogique paraîtra choquant à beaucoup des gens, tant le spectacle de l’injustice est omniprésent dans notre société. Il ne fait pas de doute que certains sont mieux lotis que d’autres. Une succession de calamités peut accabler une personne méritante alors qu’une autre, peu scrupuleuse, est comblée de bienfaits. Un certain sentiment d’injustice existe relativement à la répartition de biens matériels (donnés, hérités, etc.) et des emplois dans la société. Mais, à moins de verser dans l'animisme, dit Hayek, il n’y a pas de réponse à la question: qui donc a été injuste? «La société est simplement devenue la nouvelle divinité à qui adresser nos plaintes et exiger réparation si elle ne répond pas aux espoirs qu’elle a suscités».

Droit, Législation et Liberté (volume II): Le mirage de la Justice sociale (Friedrich August von HAYEK)

 

Anarchy, State and Utopia n’est pas un simple traité de philosophie politique. Certes, ce livre peut être considéré à juste titre comme la référence en matière de théorie du minarchisme. Mais à côté du développement conceptuel de la notion d’Etat minimal, NOZICK nous donne surtout matière à penser. En effet, NOZICK ne cherche pas à imposer ses convictions mais tente plutôt d’amener le lecteur à réfléchir en profondeur sur une question trop souvent considérée comme allant de soi, question qui est à la base même de la société, à savoir celle de l’Etat. Les questions soulevées par NOZICK dans ce livre sont souvent embarrassantes et les convictions du lecteur seront très vites ébranlées par les pertinentes interrogations auxquelles NOZICK nous oblige à faire face. De manière lapidaire, les interrogations soulevées par NOZICK et qu’il invite chaque individu à se poser sont : 1/ a-t-on nécessairement besoin d’un Etat ? et 2/ devrait-on inventer l’Etat si ce dernier n’existait pas ? Mais l’œuvre ne se borne pas simplement à soulever des questions sur ce qu’est l’Etat ; elle constitue également avant tout un vibrant plaidoyer pour le libéralisme et une cinglante critique des théories de l’Etat. [...]

Anarchy, State and Utopia (Robert NOZICK)

 

 

Le Libéralisme , écrit en 1927, trouve certainement une place particulière dans l’œuvre de Ludwig von Mises, puisqu’il s’agit véritablement d’un exposé des principes directeurs de la pensée libérale. Les points particuliers ne sont discutés qu’à titre d’exemples. C’est bien d’une discussion fondamentale des principes qu’il s’agit ici. A ce titre, l’ouvrage ne nous semble pas attaché à une période particulière de l’histoire, et reste d’une étonnante actualité. La plupart des arguments pourraient sans doute être repris tels quels à l’heure actuelle. En outre, peu d’ouvrages définissent aussi clairement et lucidement les principes fondamentaux se trouvant à la base de cette doctrine. [...]

Le Libéralisme (Ludwig von MISES)

 

 

On croit souvent que politique et économie sont deux secteurs distincts et, pour l’essentiel, sans rapports. C’est faux. N’importe quel régime politique ne peut se combiner avec n’importe quel régime économique. A cet égard, le «socialisme démocratique» (s’opposant au «socialisme totalitaire» imposé en Russie) est un concept illusoire: une société socialiste ne peut être démocratique, si, du moins, être démocratique, c’est garantir la liberté individuelle.

Pas de liberté sans liberté économique. Pas de liberté politique sans liberté économique. Les intellectuels négligent souvent cet aspect de la liberté. Ils croient fréquemment que la problématique de la liberté ne se déploie que dans un champ de valeurs prétendument supérieures et méprisent les aspects matériels de la vie. En cela, ils se trompent: il n’y a pas de différence ici entre liberté politique et économique.Toute société qui défend les libertés politiques est d’office une société consacrant le marché libre. Il n’existe aucune exception à cette règle dans l’histoire. Cela dit, si le capitalisme est une condition nécessaire d’une société libre, ce n’en est pas pour autant une condition suffisante.

Capitalisme et Liberté (Milton FRIEDMAN)